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Management 1 S1

UNIVERSITE HASSAN II FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES, ECONOMIQUES ET SOCIALES – MOHAMMEDIA

Filière : Economie et Gestion Module : Management 1

SEMESTRE 1

Groupes 5 et 6 et Annexe Benslimane

Enseignant : Pr.LAHMOUCHI

Année Universitaire : 2021 – 2022

Plan du cours :

 

Introduction générale : importance des organisations et du management (1 séance

Chapitre I : le concept de management : origines, définition(s), évolution et rôles (2 séances)

Chapitre II : définition et classification des entreprises (2 séances)

Chapitre III : l’environnement de l’entreprise (2 séances)

Chapitre IV : l’organisation de l’entreprise : les fonctions essentielles de l’entreprise (2 séances)

Management et Organisation sont deux notions étroitement associées, en pratique et en théorie. De la qualité du management vont dépendre le degré de réalisation des objectifs de l’organisation et sa performance. Il est donc essentiel de définir l’espace organisationnel avant d’étudier le concept de management.

1.       Notion d’organisation

Le mot “organisation” est ambivalent. Il désigne tout à la fois une entité créée pour conduire une action collective (par exemple : une entreprise, une association à but non lucratif, un hôpital, un parti politique…), la façon selon laquelle cette entité est agencée (notamment: la définition et la répartition des tâches entre les acteurs participant a l’action collective) et les processus qui produisent à la fois l’entité et son agencement.

C’est la première acception de l’organisation que nous retiendrons tout au long de ce cours.

Les définitions du mot organisation sont nombreuses et varient en fonction du cadre théorique dans lequel on se place. Dans leur tentative de définir les organisations, les théoriciens ont mis l’accent successivement sur différents aspects des relations entre l’individu et sa tâche.

Dans un premier temps, l’accent a été mis sur les rapports entre l’Homme et les conditions physiques et administratives de son travail.

Dans un deuxième temps, l’accent a été mis sur les relations des Hommes au travail entre eux.

Une approche plus récente met l’accent sur les rapports socio-économiques établis entre les travailleurs, les organisations et le milieu extérieur.

Dans son examen de la théorie des organisations W.R. Scott1 repère trois définitions caractéristiques de l’organisation: « Une collectivité axée sur la poursuite de buts relativement spécifiques et manifestant une structure sociale hautement formalisée »,

« une collectivité qui partage un intérêt commun à la survie du système organisationnel et s’engage dans des activités communes», « une coalition de groupes d’intérêts variables qui élaborent des buts par négociation ».

1 Scott.W.R, (1987), Organizations: rational, natural, and open systems, Englewood Cliffs. NJ, Prentice-Hall.

2.       Le Management: variable déterminante pour la survie des Organisations

La publication américaine Forbes, après plusieurs années d’études des firmes commerciales nord-américaines, conclut que le succès des entreprises est presque toujours fonction de la qualité de leur gestion. La Bank of America, affirme « que tout compte fait, plus de 90 % des faillites commerciales sont dues à l’incompétence et à l’inexpérience des cadres »1. Le management est ainsi à la fois la cause des échecs et des succès de la firme.

L’organisation regroupe un certain nombre de personnes interdépendantes qui travaillent ensemble pour atteindre des buts communs. Le management en est l’organe moteur.

Le management, concept voisin de celui de direction ou gestion, est l’ensemble des techniques visant à optimiser l’usage des ressources d’une organisation (entreprise, administration, association,…) en vue de la réalisation d’un objectif. (Ce concept sera longuement étayé dans le chapitre I : le concept de management : définition, évolutions et rôles).

Le champ de prédilection de l’exercice du management étant l’entreprise, un chapitre est prévu pour circonscrire et comprendre les caractéristiques spécifiques de l’organisation-entreprise (Cf. Chapitre II : Définition et classification desentreprises).

L’entreprise étant un système ouvert, un chapitre sera consacré à l’étude de son environnement (Cf. Chapitre III : L’Environnement de l’Entreprise).

Le management est souvent défini comme étant l’action, l’art ou la manière de conduire une organisation, de la diriger, de planifier son développement et de la contrôler. Son domaine d’application s’étend à tous les domaines d’activités de l’entreprise. Une prise de connaissance des fonctions clefs de l’Entreprise est ainsi prévue (Cf. Chapitre IV. l’Organisation de l’Entreprise : les fonctions essentielles de l’entreprise). 

 1 Anecdotes citées dans l’ouvrage de Koontz et O’Donnel, Management : principes et méthodes de gestion, McGraw-Hill 1980.

  1. Origine étymologique du terme “management”

Le terme “management” est dérivé d’un vieux mot français « ménagement » qui jusqu’au XVIIIème siècle signifiait « avoir la responsabilité de quelque chose dont on n’est pas propriétaire ». Le terme moderne management est actuellement défini dans la langue française comme conduite, direction d’une entreprise.

Le verbe manager est dans les dictionnaires de Français synonyme de diriger, gérer, organiser.

To Manage: diriger, administrer, gérer, mener, conduire, maîtriser, dompter, gouverner, mater, tenir, venir à bout, arranger, manier, manoeuvrer.

To Manage: S’y prendre, se tirer d’affaire, s’en tirer, s’arranger, se débrouiller, trouver moyen de, parvenir à…

Les autres termes modernes les plus couramment utilisés sont gérer, gestion et administrer, administration.

Gérer et gestion, proviennent du verbe latin gerere qui signifie, conduire (au sens large de mener ou mener à bien), diriger et même gouverner.

Administrer et administration, proviennent du verbe administrare qu’on peut définir comme gérer un bien, gérer en défendant les intérêts de ceux qui nous confient leur patrimoine.

Les sens et nuances entre les termes manager, gérer, administrer, sont très proches. C’est tout à la fois arranger, aménager, prendre soin de, conduire, gouverner, manier, etc.

Ainsi les définitions les plus classiques du management se rapportent toujours à des activités ou des taches en série que doit continuellement assurer le manager: Planifier, Organiser, Diriger, Contrôler (PODC).

  1. Bref historique de la notion de Le management sous sa forme moderne est le fruit d’une longue évolution historique aussi vieille que l’humanité.

Une croyance contestable en théorie du management est celle qui veut laisser croire que, Les ateliers du silex de l’homme préhistorique ou des potiers des temps pharaoniques étaient “organisés” sur un mode très proche du travail à la chaîne, avec ouvriers spécialisés, séquences “rationnelles”, contremaîtres et surveillance hiérarchisée. Ou encore, le gouvernement de Moise et de ses compagnons ainsi que le système du mandarinat chinois sont perçus comme des formes de “bureaucraties” à structures fonctionnelles départementalisées, avec à leur tête un dirigeant rationnel et efficace.1

Les données historiques les moins contestables situent l’apport le plus fondamental fait à la discipline du management au niveau de la révolution industrielle. Ce changement a consisté précisément en un changement radical dans la conduite et l’organisation du travail. En effet, l’émergence d’une gestion systématique a marqué l’assemblée de l’Association Américaine des Ingénieurs Mécaniciens en 18862. A cette occasion, Henry Towne, co-fondateur et président de Yale & Towne Manufacturing Company, fit un exposé ou il demandait que “la gestion des ateliers” soit reconnue comme une discipline pratique analogue à l’ingénierie

. Le développement d’une littérature spécifique et la formulation de principes de normalisation étant, selon lui, essentiels à cette reconnaissance. L’exposé de Towne eut des effets révolutionnaires. L’idée que le rôle des ingénieurs devait dépasser la simple efficacité technique pour tenir compte des coûts, des rapports et du bénéfice était nouvelle. L’exposé fut entendu par un homme dont les idées vont marquer à jamais la pensée managériale. C’était Frederick Taylor, Le père du management scientifique.

  • Définition du concept de management

Au début du XXème siècle Fayol, décrit les composantes de la fonction administrative (qui correspond au concept d’administration au sens anglo-saxon): prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler.

L’ouvrage de Berle et Means paru en 19323donne ses lettres de noblesse au management en mettant en avant le rôle du dirigeant ou du manager qui assure les fonctions précédemment décrites et qui n’est pas propriétaire de la firme qu’il dirige.

Les définitions qui suivent indiquent effectivement un « domaine d’intervention » très large de la part des dirigeants.

1 Aktouf. O, (1989). Le management entre tradition et renouvellement, Gaetan Morin. Quebec.
2 Duncan.W. Jack, (1990). Les grandes idées du management, Afnor Gestion.
3 Adolf A. Berle, Gardiner C. Means, (1932). The modern corporation and private property, New York, MacMillan.

« À partir d’une connaissance rigoureuse des faits économiques, sociaux, humains et des opportunités offertes par l’environnement (marché, politique économique), le management est une façon de diriger et de gérer rationnellement une organisation (entreprise, organisme public, association), d’organiser les activités, de fixer les buts et les objectifs, de bâtir des stratégies. Il y parviendra en utilisant au mieux les hommes, les ressources matérielles, les machines, la technologie, dans le but d’accroître la rentabilité et l’efficacité de l’entreprise » (Crener et Monteil, 1979)1.

Koontz et O’Donnell, de leur côté, ne donnent pas de définition du management mais introduisent dans leur ouvrage le rôle de la gestion et du gestionnaire. Ce dernier a la mission de « créer ou maintenir un environnement où les individus qui travaillent en groupe sont encouragés à collaborer de façon efficace et dynamique à la réalisation d’objectifs communs préétablis »2.

Cet ensemble de définitions montre bien l’élargissement du champ d’étude: il s’agit de s’intéresser au phénomène organisationnel dans son ensemble, ce qui inclut toutes les formes d’organisations possibles.

Le management de ces structures concerne essentiellement les problèmes de coordination des ressources internes (et plus seulement l’allocation de celles-ci).

Le constat immédiat est que l’éventail des disciplines mobilisées est très large. De fait, la suprématie technique ne conditionne pas la réussite d’un « bon » management. A contrario, l’importance du facteur humain, en particulier dans l’activité de coordination est déterminant pour la survie d’une organisation.

Cette transversalité est d’ailleurs bien illustrée par les différents développements du concept de management: le management de la qualité totale, le management stratégique, le management de la fonction commerciale, etc.

  1. Le management Art ou Science?

  • Management, une science?

Alors que la fonction management est probablement aussi vieille que l’humanité, le management tel que nous l’entendons est une discipline récente. A l’instar des avancées de l’organisation scientifique du travail (F.Taylor), la conduite des individus au travail fut l’objet d’études et de théories.

1 Crener M., Monteil Bernard, (1979). Principes de management, Presses universitaires du Québec, Diffusion Vuibert.
2 Koontz H, O’Donnell C., (1980). Management principes et méthodes de gestion, Mac Graw Hill.

La science du management est un ensemble de connaissances systématiques, accumulées et reconnues, permettant de comprendre les vérités générales concernant la gestion.

Or, comme tout ce qui touche à l’humain, le management ne peut être une science exacte, il reste dans le domaine du probable, de la statistique.

IV.2.    Le management, un Art?

La notion d’art s’oppose au caractère scientifique qui quantifie, normalise et formalise. L’art de diriger est une qualité, un savoir-faire non totalement codifiable.

Ainsi le verbe manager ou le terme management prennent-ils un sens plus vaste que simplement gestion, direction ou organisation.

IV.3.    Le management est à la fois Art et Science

Le management est à la fois art et science, faisant appel à des qualités innées, intuitives, personnelles, aussi bien qu’à un ensemble de connaissances théoriques.

Le manager doit avant tout développer des qualités personnelles, sans lesquelles le recours aux méthodes et outils de management risque fort de ne pas donner de grands résultats.

“Le management n’exige pas seulement du bon sens, de l’expérience, et diverses aptitudes; il demande que l’on ait, à un niveau suffisant, la maîtrise de plusieurs disciplines, la connaissance de divers principes, la familiarité avec quelques théories. Et il demande un effort permanent pour entretenir et développer – à tous les niveaux de l’entreprise – tout un faisceau de compétences.”(in La lettre du Manager nº382, Mars 2000).

V.       Les Rôles du Manager

A la fin des années 1960, Henry Mintzberg1 suite à l’étude de 5 dirigeants d’entreprise, a pu identifier 10 rôles essentiels du manager qu’on peut regrouper en 3 catégories :

V.I.    Rôles interpersonnels

Trois des rôles du manager découlent directement de la notion d’autorité formelle et impliquent,            fondamentalement,           des           relations            Interpersonnelles:

Symbole (figurehead): De par la vertu de sa position à la tête d’une organisation, chaque manager doit accomplir des obligations de nature légales ou cérémoniales.

Leader: Le manager est la personne qui guide toutes les activités des subordonnées et les motive.

1 Mintzberg H, (1973). The Nature of Managerial Work, Harper Row.

Agent de liaison: Le manager crée et entretient des contacts aussi bien avec son environnement interne qu’externe, pour le meilleur fonctionnement de l’entreprise.

V.II.    Rôles informationnels

Le processus d’information est l’une des clés de la profession du manager. Trois rôles décrivent les aspects liés à la dimension informationnelle du travail du gestionnaire :

Observateur actif (monitor) : Le manager rassemble le plus grand nombre d’informations collectées de l’extérieur ou par ses subordonnées ou membres de l’organisation.

Diffuseur (disseminator): Le manager diffuse et transmet les informations collectées de l’extérieur ou par ses subordonnées aux membres de l’organisation.

Porte-parole (spokesman): Le manager transmet l’information sur le plan de l’organisation à l’extérieur, au conseil d’administration et autre.

V.III.     Rôles décisionnels

Le manager joue le rôle principal dans l’élaboration de son système de prise de décisions. Il y a quatre rôles qui décrivent le manager dans cette optiquedécisionnelle.

Entrepreneur (improver/changer): Le manager cherche des opportunités et initie de nouveaux projets à l’organisation.

Régulateur (disturbance handler) : Lorsque l’organisation fait face à des problèmes importants c’est au manager d’essayer de corriger les actions entreprises.

Distributeur des ressources (resource allocator) : Le manager est responsable de l’allocation des ressources pour réaliser les différentes activités.

Négociateur (negociator) : Il représente l’organisation dans les grandes négociations. La négociation c’est une des obligations de la profession de manager, elle peut être quelquefois routinière mais ne peut en aucun cas être esquivée. C’est une partie intégrante de sa profession .Il fournit les données utiles dans le contexte de négociations importantes.

Questions de révision
1.              Qu’est ce qu’un manager ? Qu’est ce qu’une organisation ? Pourquoi faut-il qu’il y ait des managers et des organisations ?

2.              Définissez les quatre fonctions essentielles de la gestion et donnez un exemple pour chacune.

3.             Expliquez pourquoi les 10 rôles des managers définis par Mintzberg sont utilesà l’exécution des quatre fonctions de la gestion

Mini-Cas : Que fait le patron ?Zineb est préposée aux comptes fournisseurs au service de la comptabilité d’un grand hôpital universitaire. Depuis plusieurs mois, tous les employés du service travaillent sans relâche. En effet, l’établissement a décidé de se procurer un nouveau logiciel comptable, et les changements à effectuer ne sont pas sans embuches. Zineb doit souvent travailler tard le soir, parfois même la fin de semaine. Bien que sa vie de famille en pâtisse, Zineb se console en se disant qu’avec toutes ces heures supplémentaires elle pourra gâter son fils à l’occasion de son prochain anniversaire.

Ce lundi, à la cafétéria, les conversations tournent autour de la nouvelle du jour : Karim BENNANI, le directeur du service, est en CONGE de maladie pour épuisement professionnel. Zineb s’adresse à sa collègue Lina :

–          Si le patron dit qu’il est fatigué, qu’est ce qu’on devrait dire, nous ? c’est nous qui faisons tout le travail ! As-tu remarqué ? Nous sommes souvent restées à travailler tard le soir, et lui n’était même pas au bureau !

–          C’est ça, la réalité du travail, Zineb. Les patrons donnent des ordres, les employés font le boulot, et ce sont les patrons qui sont fatigués.

–          Ça doit être épuisant, donner des ordres !

>>> Question :

Partagez-vous la façon de voir des deux employés ?

CHAPITRE II : Définition et classification des Entreprises

A/ Définition de l’entreprise :

Une entreprise est un groupement humain hiérarchisé qui met en œuvre des moyens intellectuels, physiques et financiers pour produire former, distribuer les richesses conformément à des buts définis pour réaliser un profit.

En plus de réaliser un profit, l’entreprise a pour objectif de répondre aux questions fondamentales importantes de l’économie :

  • Que produire ?

Quels sont les besoins du marché afin de les satisfaire ?

  • Pour qui produire ?

Quelle est la catégorie des consommateurs ayant exprimé le besoin ?

  • Comment produire ?

Quelles    matières    employer,    quelles    techniques,    quels    investissements,    quelles personnes

On peut dire que l’entreprise est une unité de production de biens et de services.

…Mais c’est aussi une unité de répartition des richesses :
  • Pour fabriquer des biens et des services, l’entreprise doit combiner différents facteurs de production.

Le but de l’entreprise est d’atteindre l’efficacité maximale afin de minimiser les coûts et de réaliser des profits. Pour cela elle recherche la meilleure combinaison possible des facteurs de production.

  • L’entreprise en tant qu’unité de répartition des

Les richesses créées – encore appelées « valeurs ajoutées » – servent par la suite à rémunérer l’ensemble des agents économiques ayant participé à l’activité de production de l’entreprise.

Type de rémunération

Le personnel
Richesses créées   par l’entreprise

Salaires

L’Etat et les organismes sociaux

Impôts et cotisations sociales

Les apporteurs de Kx
Les prêteurs

Intérêts Dividendes

L’entreprise

Revenus non distribués

La part de chaque agent dans la richesse créée dépend du degré de participation de celui-ci dans l’activité économique.

B/ La diversité des entreprises : classement par typologies

Les typologies sont destinées à classer des éléments, ici des entreprises, à partir de différents critères. Elles permettent:

  • Une représentation simplifiée de la réalité,
  • Une comparaison dans le temps et dans l’espace,
  • A une E/se de situer ses performances par rapport à des unités de la même classe qu’elle.

Pour effectuer un classement des entreprises, on utilise des critères permettant de faire des regroupements. Il est par ailleurs intéressant d’étudier les évolutions dans le temps du résultat de ces classifications.

I.   Les critères de classification des entreprises :

En raison de la diversité des entreprises, de multiples classifications sont opérées.

1.  Critères juridiques :

En fonction de la personne qui détient le capital et des objectifs retenus par l’entreprise, on distingue deux types d’entreprises :

  • les entreprises publiques : leur capital est détenu totalement ou en partie par l’Etat ou les collectivités
  • les entreprises privées où on distingue les entreprises individuelles dans lesquelles un seul propriétaire assume tous les risques financiers (c’est le cas des artisans et des commerçants) ensuite il y a les sociétés où plusieurs associés assument tous les risques (société de personnes) ou une partie seulement (société de capitaux : SA, SARL).

2.  Critères dimensionnels :

Les éléments ci-dessous pris séparément ou ensemble permettent de distinguer les

petites, moyennes et grandes entreprises.

  • le Chiffre d’affaires : mesure la part de marché de l’entreprise.
  • la Valeur ajoutée: mesure la richesse créée à l’intérieur de l’entreprise.
  • l’Effectif : permet d’apprécier l’importance du facteur de production
  • les Capitaux propres : mesurent entre autre l’importance des fonds apportés par les propriétaires.
  • le Résultat de l’entreprise, traduit la rentabilité de l’entreprise.

3.  Critères basés sur l’activité économique :

Selon la nature de leur activité, les entreprises sont aussi classées par branche ou par secteur1. Une même entreprise peut se trouver classée dans plusieurs branches ; elle est par contre toujours classée dans un même secteur, celui qui correspond à son activité principale.

Ainsi l’entreprise ONCF qui a de nombreuses activités est classée dans plusieurs branches et dans un secteur qui correspond à son activité principale, les transports.

II.    Les classifications (ou typologies) des entreprises :

 

  1. la classification juridique :

Entreprise du secteur public
Entreprises
Entreprises privées
  • sociétés

d’économie mixte

  • les concessions
  • les entreprises

nationales

  • les établissements publics, industriels et
  • société en nom collectif
  • société en commandite simple
  • société en commandite par action
  • société anonyme

a/ Les entreprises privées : Les entreprises individuelles représentent plus de 60% de l’ensemble des entreprises. Bien que la responsabilité du propriétaire soit totale, les entreprises individuelles présentent l’avantage d’être des structures simples à créer. Cette forme juridique est le plus souvent retenue par des artisans commerçants, exploitants agricoles et les petites entreprises industrielles.

1 Branche : Ensemble d’entreprises qui produisent une même catégorie de biens.

Secteur : Ensemble d’entreprises ayant la même activité principale.

Les sociétés permettent de regrouper les apports de plusieurs associés. C’est particulièrement vrai pour la SA qui doit comprendre plusieurs actionnaires et qui est la forme juridique des grandes entreprises.

La S.A.R.L est une structure simple qui permet de limiter la responsabilité financière des associés au montant de leurs apports.

b/ les entreprises du secteur public : L’apparition de ce secteur au Maroc est liée à des raisons politiques, économiques et sociales. Un certain nombre d’entreprises appartenant à ce secteur ont été privatisées depuis 1990, d’autres le seront au cours d’années à venir. L’Etat ne conservera que les entreprises publiques jugées d’intérêt stratégique pour le pays. (Comme la Royale Air Maroc, par exemple)

  • Les entreprises semi-publiques : ce sont des entreprises contrôlées par les pouvoirs publics (choix d’investissement, niveau des prix, emploi…) mais où des personnes privées participent au financement ou à la
  • Les entreprises publiques : L’Etat détient l’intégralité du capital, et possède le pouvoir absolu de décision et de

2.  La classification dimensionnelle :

a.  selon l’effectif :

L’application des critères de mesure de la taille conduit à distinguer les petites entreprises PE, les PME et les grandes entreprises. Le plus souvent, c’est le critère de l’effectif qui est retenu pour réaliser cette partition. On distingue ainsi :

USA:              1-250 === petite E/se 250-500 === moyenne E/se

  • 500 === grande E/se

France:               0-9 === très petite E/se 10-49 === petite E/se

50-499 === moyenne E/se

  • 500 === grande E/se

b.  selon le C.A et la V.A dégagée :

Le code des investissements de 1983 considère comme PME toute entreprise dont le

C.A ne dépasse pas 7,5 millions de dirhams.

3.  Classification économique selon le secteur d’activité :

La classification de Colin Clark: Les trois grands secteurs d’activité “The conditions of Economic Progress”, 1941.

Clark découpe le système productif en 3 grands secteurs d’activité:

  • Le secteur primaire: regroupe les E/ses liées à l’exploitation du milieu naturel, et aboutissant à la mise à disposition de matières premières (agriculture, pêche, extraction minière)
  • Le secteur secondaire: rassemble les E/ses qui réalisent la transformation des matières premières en biens de production ou en biens de consommation (industrie, BTP…)
  • Le secteur tertiaire: Inclut les entreprises réalisant la production de services (commerces, banques, assurances, transport…)

Clark introduit un nouveau concept: “La loi des trois secteurs”. Le développement économique est lié à l’évolution de la part respective de chacun des 3 secteurs dans l’activité économique;

  • Au départ, c’est le secteur primaire qui est dominant,
  • Puis, le secteur secondaire se développe, et finit par dépasser le secteur primaire,
  • Enfin, le secteur tertiaire prend de l’importance et devient petit à petit

D’aucuns aujourd’hui, parlent du secteur quaternaire : il concernerait les prestations intellectuelles (en général, cette appellation désigne les sociétés de conseil informatique).

Application : L’Entreprise dansl’économie                                            

Exploitation de tableaux de chiffres

Exploitez les tableaux suivants à partir des questions ci-dessous.

  1. Quels sont les principaux secteurs présents dans les deux classements ?
  2. Quelles entreprises sont présentes dans les deux classements ?
  3. Comment le critère retenu influence-t-il le classement des entreprises ?

Les 10 premières entreprises françaises suivant leur effectif

RangSociétéSecteurEffectif
1CARREFOURHypermarchés325 575
2LA POSTEServices302 221
3VIVENDI UNIVERSALServices290 000
4SODEXHO ALLIANCEHôtellerie286 000
5SNCFTransports216 605
6VIVENDI ENVIRONNEMENTServices215 376
7FRANCE TELECOMTélécoms188 866
8SUEZServices180 000
9PSA PEUGEOT CITROENAutomobiles172 500
10SAINT-GOBAINMatériaux de construction168 174

 

Les 10 premières entreprises françaises suivant leur chiffre d’affaires

RangSociétéSecteur                            Chiffre
d’affaires (en
milliers d’euros)
1TOTALFINAELFPétrole114 557 000
2AXAAssurances79 971 000
3CARREFOURHypermarchés64 802 000
4PSA PEUGEOT CITROENAutomobiles44 181 000
5VIVENDI UNIVERSALServices41 797 600
6RENAULTAutomobiles40 175 000
7SUEZServices34 600 000
8EDFEnergie34 424 055
9FRANCE TELECOMTélécoms33 674 000
10GROUPEMENT DES MOUSQUETAIRESDistribution33 000 000

D’après L’expansion, N° 658-659, décembre 2001

  Application : L’Entreprise dans l’économie (Corrigé)

  1. Les principaux secteurs présents dans les deux classements sont : les services, l’automobile, la grande distribution et l’énergie. Ils représentent d’ailleurs, les quatre secteurs d’activité les plus importants de l’économie de la
  2. Cinq entreprises sont présentes dans les deux classements : Carrefour, PSA Peugeot Citroën, Vivendi Universal, Suez et France Télécom.
  3. La comparaison entre le classement des entreprises selon leur chiffre d’affaires et selon l’effectif montre d’importantes différences. Si quinze entreprises sont citées au total –dont seulement cinq dans les deux tableaux – aucune d’entre elles n’apparaît au même
Il est possible d’en déduire que le choix d’un critère influence profondément le classement proposé. Il est bien difficile d’établir un classement objectif des entreprises sauf à combiner plusieurs critères.

Les 10 plus grandes entreprises mondiales par chiffre d’affaires de 2010 selon le Fortune Global 500.

 

RangNomPaysChiffre

d’affaires (Mds. $)

EffectifSecteur1

 

2

 

3

4

5

6

 

7

 

8

9

 

10

Wal-Mart

 

Royal Dutch Shell

Exxon Mobil BP

Sinopec

China National Petroleum State Grid Corporation Toyota Motor Japan Post

Holdings Chevron

États-Unis Pays-Bas

États-Unis Royaume-Uni Chine

Chine Chine

Japon Japon

 

États-Unis

421 849

 

378 152

 

354 674

308 928

273 422

240 192

 

226 294

 

221 760

203 958

 

196 337

2 100 000

 

97 000

 

103 700

79 700

640 535

1 674 541

 

1 564 000

 

317 716

233 000

 

62 196

Commerce de détail

Pétrole

 

Pétrole Pétrole Pétrole Pétrole

 

Electricité

 

Automobile Services

 

Pétrole

 

RangNomPaysChiffre d’affaires (Mds. $)EffectifSecteur
1Wal-MartÉtats-Unis421 8492 100 000Commerce de
détail
2China NationalChine240 1921 674 541Pétrole
Petroleum
3State GridChine226 2941 564 000Pétrole
Corporation
4SinopecChine273 422640 535Pétrole
5Toyota MotorJapon221 760317 716Automobile
6Japan PostJapon203 958233 000Services
Holdings
7Exxon MobilÉtats-Unis354 674103 700Pétrole
8Royal DutchPays-Bas378 15297 000Pétrole
Shell
9BPRoyaume-Uni308 92879 700Pétrole
10ChevronÉtats-Unis196 33762 196Pétrole

Source : Classement 2010 des 500 plus grandes entreprises mondiales, sur CNNMoney.com. (Classement pour 2010 paru en 2011)

Classement des 10 premières entreprises marocaines selon le chiffred’affaires (Résultats de 2010)
RangSociétéChiffre

d’affaires

BénéficeSecteur et Activité1OCP43 500 000 0008 800 000 000Mines et Energie2SAMIR37 030 146 965835 881 318Hydrocarbures3Maroc Telecom31 665 000 0009 949 000 000Télécommunications4Office National20 675 000 000NonEnergie Electriqued’Electricitécommuniqué5Altadis Maroc14 000 000 000NCTabacs6Afriquia smdc14 000 000 000NCHydrocarbures7Royal air Maroc12 942 677 169NCTransports et logistique8Shell du Maroc9 510 150 292403 053 750Hydrocarbures9Marjane Holding8 816 320 086335 424 757Grand distribution10Total Maroc7 735 103 128NCHydrocarbures

 

 

Classement des 10 premières entreprises marocaines selon leurrentabilité (Résultats de 2010)

RangSociétéChiffre d’affairesBénéficeSecteur et Activité
1Maroc Telecom31 665 000 0009 949 000 000Télécommunications
2OCP43 500 000 0008 800 000 000Mines et Energie
3Lafarge Ciments5 353 697 0001 678 965 000BTP et Infrastructure
4SAMIR37 030 146 965835 881 318Hydrocarbures
5Ciments du Maroc2 984 071 363815 772 201BTP et Infrastructures
6Holcim Maroc3 542 700 000668 600 000BTP et Infrastructures
7Medi Telecom5 703 000 000623 000 000Télécommunications
8Centrale laitière6 174 000 000577 500 000Agroalimentaire-
Agriculture
9Cosumar5 810 000 000577 500 000Agroalimentaire-
Agriculture
10Jorf Lasfar Energy4 894 411 825514 076 643Mines et Energie
Company

 

Source : Classement global des 500 Entreprises les plus performantes – 10ÈME Edition 2011

Co publication de KOMPASS Maroc et Economie Entreprises

  Dossier 1 : L’Univers des PME

 

Les PME rassemblent les petites et moyennes entreprises, celles qui emploient au plus 500 salariés. La plupart des dirigeants de PME ne souhaitent pas que leur entreprise dépasse une certaine taille – « la dimension humaine » de peur d’en altérer le fonctionnement (objectif de stabilité et de convivialité).

La modestie de la taille des PME permet une gestion du personnel plus efficace et plus économe. Plus efficace : parce qu’elle se traduit souvent par une plus grande souplesse d’utilisation de la main d’œuvre et par un meilleur niveau d’implication de celle-ci. Plus économe : parce que la main d’œuvre y est en général moins qualifiée et peu syndicalisée, ce qui tend à réduire le coût du travail et à faciliter l’ajustement des salaires en période de récession.

La taille restreinte des PME génère aussi un certain nombre d’handicaps, au premier rang desquels se trouvent les problèmes de financement. Dans le domaine du commerce extérieur les exportations sont fortement corrélées avec la taille des entreprises.

Ch.Bialès et G.Rolland, les PME : atouts et handicaps, Ecoflash n°40, juin 1989, Cndp INSEE.

  Dossier 2: La grande entreprise

La grande entreprise est avantagée par rapport à la petite ou moyenne entreprise sur trois plans : l’organisation interne, la position sur les marchés, les relations avec l’Etat.

1.          Supériorité d’organisation interne :

Elle est due à ce que l’on appelle les « économies internes d’échelle ».

a/ La grande entreprise tire tout le parti du progrès technique : elle peut en effet accroître son capital fixe et son équipement…

Elle peut établir la décomposition des tâches, […] organiser la production en série et le travail à la chaîne.

Elle peut enfin susciter le progrès technique en établissant des bureaux d’études et en encourageant la recherche scientifique et ses applications industrielles.

b/ La grande entreprise peut abaisser son coût de production : ses coûts peuvent être étalés sur une production de masse, de sorte que le coût unitaire moyen est plus faible que dans une entreprise plus petite.

c/ La grande entreprise, disposant de capitaux importants, peut constituer des stocks de matières premières, de marchandises, qui lui permettent d’éviter les aléas et les fluctuations de la production et des prix.

2.          Supériorité de position sur les marchés.

L’importance de sa demande de matières premières, de travail et de capital technique, lui fait consentir par ses fournisseurs un approvisionnement régulier, des tarifs de faveur ou des prix stables. La confiance qu’elle inspire lui permet de trouver aisément auprès des banques, ou sur le marché financier, les crédits à court terme ou à long terme qui lui sont nécessaire. […] Enfin, elle attire les salariés par une meilleure organisation des conditions du travail (sécurité, hygiène), par les avantages de carrière ou de stabilité de l’emploi qu’elle peut offrir, par les avantages sociaux qu’elle procure (cantine, foyer, service social) ; […] la grande entreprise a la possibilité de mieux connaître l’état de la demande qu’elle fait prospecter ou étudier par des organismes spécialisés (études de marché) ; elle peut également pratiquer une publicité très importante pour accroître sa clientèle. L’importance des dépenses de publicité est atténuée pour elle par le volume de ses ventes.

3.          Supériorité de situation dans les relations avec l’Etat

Par l’accroissement de ses dimensions, l’entreprise privée a été souvent transformée en entreprise d’intérêt public. Pour des raisons économiques (importance des capitaux investis) et sociales (nombre des salariés employés), l’Etat ne peut pas se désintéresser de la vie de ces entreprises, ni de leur destin. Aussi est-il amené à leur accorder des avantages financiers (prêts, subventions), fiscaux (détaxes) ou douaniers (tarifs protecteurs) et, dans les cas extrêmes, à les renflouer. […]

D’autre part, la grande entreprise peut, par des moyens divers, agir sur les parlementaires et les gouvernements, en vue de se faire consentir les divers avantages dont nous venons de parler.

R.Barre, Economie politique, PUF.

  Questions (dossiers 1 et 2) :

  1. Les grandes entreprises peuvent-elles s’équiper plus facilement en capital technique (machines…) que les PME ? Pourquoi ?
  2. Pourquoi les grandes entreprises « titrent-elles tout le parti du progrès technique » ?
  3. Pourquoi l’auteur écrit-il que la supériorité d’organisation de la grande entreprise est due aux « économies d’échelle » ? Essayez de définir cette notion à travers la lecture du
  4. Quels avantages la grande entreprise tire-t-elle de sa position de force sur les marchés ?
  5. Les grandes entreprises n’ont-elles que des avantages ? comparez-les aux PME

  Dossiers 1&2 – Eléments deréponse

  1. Les grandes entreprises peuvent en effet s’équiper plus facilement en capital technique que les PME. Et ce, parce qu’elles peuvent accéder plus facilement à plusieurs sources de financement (Emprunts obligataires, Emprunts auprès des établissements de crédits, autofinancement…)
  1. Les grandes entreprises « titrent tout le parti du progrès technique ». En effet, les grandes entreprises ont les moyens financiers et autres pour s’investir dans le progrès Beaucoup de grandes entreprises disposent de cellules de

« recherche et développement » (chose que ne peut se permettre une PME ). Ce progrès technique leur permet de proposer de nouveaux produits ou des produits différenciés de leurs concurrents directs. Ceci est de nature à mieux les positionner sur le marché (parts de marché considérables).

  1. De part l’importance de sa capacité de production, une grande entreprise produit des volumes importants et réalise ainsi des économies d’échelle.

Une économie d’échelle correspond à la baisse du coût unitaire d’un produit qu’obtient une entreprise en accroissant la quantité de sa production. On parlera ainsi d’économie d’échelle si chaque bien produit coûte moins cher à produire lorsque les quantités produites (économies d’échelle par rapport au coût de production) ou vendues (économies d’échelle par rapport au coût de revient) augmentent.

  1. Les avantages que la grande entreprise tire de sa position de force sur les marchés sont :
  • De par l’importance de sa demande, elle fait consentir par ses fournisseurs un approvisionnement régulier, des tarifs de faveur ou des prix
  • Elle a une grande facilité à trouver des financements,
  • Attire les salariés (par des salaires importants, des avantages sociaux,…)
  • Par sa politique de communication, elle conditionne l’offre de référence.
  1. La grande taille n’a pas que des avantages. Parmi les inconvénients de la grande entreprise c’est sa dimension « inhumaine ». Contrairement à une PME, une grande entreprise emploie des effectifs importants. Le climat social qui s’en suit est impersonnel et les relations sont formelles et formalisées (ceci crée une lourdeur dans la communication, favorise la montée du ..).

I.     Généralités sur l’environnement de l’entreprise

 

  1. Définition :

 

L’entreprise est un système ouvert ; elle entretient des relations constantes avec son environnement. Celui-ci est constitué de tous les éléments extérieurs à l’entreprise qui ont une influence sur elle. Traditionnellement, on distingue :

  • un Macro-Environnement : c’est un environnement général de l’entreprise qui intègre les aspects, sociologiques, économiques, juridiques, techniques… tant nationaux qu’internationaux.
  • un Micro-Environnement : c’est un environnement spécifique de l’entreprise constitué de ses clients, ses fournisseurs, ses sous-traitants, ses concurrents…

L’environnement est constitué de l’ensemble des forces extérieures à l’entreprise qui agissent et réagissent au profit ou à l’encontre de l’entreprise.

 

Démographie                        Social                            Technologie

Economie

Droit

Culture Politique

Sociologie                                                              Relations internationales

L’entreprise agit également sur son environnement d’une façon positive (création d’emplois…) ou négative (pollution).

2.   Relations entre l’entreprise et son environnement :

 

  1. L’entreprise doit s’adapter à son environnement

Les différentes composantes de l’environnement des entreprises évoluent : la concurrence se mondialise, la demande des consommateurs change rapidement, les technologies, les sciences progressent, les événements politiques et économiques s’enchaînent et la réglementation se modifie.

Les entreprises se doivent d’adapter leur stratégie en fonction de l’évolution des composantes de l’environnement. Elles identifient les menaces que les évolutions de l’environnement font peser sur elles, mais aussi les opportunités qui peuvent en naître. Les entreprises ne peuvent pas rester passives face à ces évolutions.


.ignorer les modifications de l’environnement

. faire face aux évolutions défavorables

.Anticiper les évolutions pour ne pas se laisser surprendre

. absence de stratégie particulière

.stratégie défensive

.stratégie offensive

Exemple :

 

L’augmentation du prix du pétrole (modification de l’environnement économique) est une menace pour de nombreuses entreprises, notamment dans le transport aérien ou l’automobile. Toutefois, cette évolution de l’environnement peut être perçue comme une opportunité pour d’autres. Ainsi, partant de ce constat, Toyota a développé une voiture hybride (Prius). La demande pour cette voiture dépasse largement l’offre et permet à Toyota de gagner des parts de marché. Cette entreprise a donc transformé une contrainte en opportunité.

Toutefois les entreprises ne font pas que subir leur environnement, elles peuvent également l’influencer.

b.  L’entreprise a une influence sur l’environnement

Par sa stratégie, par son activité, par ses produits, l’entreprise modifie son environnement, de façon positive ou négative.

Par exemple, une entreprise par sa présence dans une zone géographique donnée a des influences positives sur l’environnement : création d’emplois, formation des salariés, diffusion de technologies…Lorsqu’elle innove, l’entreprise peut modifier ou créer des habitudes nouvelles de consommation (téléphonie mobile, restauration rapide, Internet…).

Toutefois une entreprise peut avoir des influences plus négatives sur son environnement : pollution, dégradation des paysages (conséquences négatives sur l’environnement écologique), licenciements massifs (conséquences négatives sur l’environnement économique et social)…

II.      L’entreprise dans son environnement :

 

  1. L’entreprise dans l’économie :

 

Les caractéristiques du système économique dans lequel l’entreprise est située vont profondément influencer cette dernière. L’entreprise ne peut être isolée du régime économique dans lequel elle baigne. Pour simplifier on oppose les nations économiques selon le régime de la propriété (libérale ou collectiviste) et selon le niveau de développement.

a.  L’entreprise en économie libérale se caractérise par :

 

  • la propriété privée des moyens de
  • la liberté d’entreprise : chacun est libre de créer une entreprise
  • la recherche du profit
  • l’existence d’un marché où le prix est le mécanisme fondamental de l’activité économique.
  • la
b.  L’entreprise en économie socialiste se caractérise par :

 

  • la primauté de l’intérêt collectif : l’individuel est subordonné au général.
  • la propriété collective des moyens de Les moyens de production sont la propriété de tous.
  • l’Etat dirige l’économie, le marché n’existe pas et le niveau des échanges, les prix et les revenus sont fixés par l’Etat.
  • la planification autoritaire : l’administration définit les niveaux de tous les équilibres.
2.       L’entreprise et le social :

 

Pendant longtemps, le facteur travail a été considéré par les entreprises comme un facteur de production comme les autres. Au début du 20ème siècle, Taylor un auteur classique du management, considère que l’individu est sensé réagir comme une mécanique simple qui calque ses efforts sur les stimulants qui lui sont proposés et les sanctions qui le frappent.

Sous l’impulsion des travaux de Mayo, il apparaît, que l’individu n’est pas qu’une simple mécanique, des éléments psychosociologiques l’animent. La performance de l’ouvrier dépend, il est vrai de diverses conditions matérielles, mais tout autant sinon davantage de facteurs d’ambiance.

La prise en compte de la dimension sociale de l’entreprise conduit plusieurs entreprises, voulant être performantes, à mettre en place une gestion des ressources humaines.

L’homme constitue ainsi la principale richesse des entreprises modernes. L’ensemble des actions menées par l’entreprise en faveur de son capital humain, traduit une situation sociale dans l’entreprise qui apparaît à travers la lecture du bilan social. Celui- ci récapitule en un document unique les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social.

3.       L’entreprise et les capitaux

 

Pour exercer son activité, l’entreprise a besoin en plus du facteur « travail », du facteur « capital » qui lui sera utile pour le financement de son activité.

Les sources de financement peuvent être nombreuses :

  • ils peuvent provenir des associés sous forme d’apports en nature ou en espèces pour la constitution de la société ou en cas d’augmentation du
  • les emprunts obligataires : la dette obligataire ressort du long terme. Sa durée de vie est comprise entre 8 et 15
  • les crédits bancaires : ces crédits peuvent être à moyen et long terme pour le financement des investissements réalisés par l’entreprise, comme ils peuvent être à court terme, de quelques jours à quelques mois pour assurer à tout moment le maintien de la solvabilité de l’entreprise.
  • le crédit-bail ou « leasing » qui a pour objet le financement d’investissements mobiliers ou immobiliers de l’entreprise puisque sa caractéristique fondamentale est la mise à la disposition de l’entreprise d’équipements dans le cadre d’un contrat de longue durée qui prévoit le versement régulier de loyers. L’entreprise n’a pas donc la propriété du bien investi bien quelle en ait l’usage.
  • la bourse ou marché financier dont la fonction essentielle est de constituer une source de financement pour les émetteurs de Deux grands types d’instruments, les actions et les obligations, sont utilisés afin de mobiliser l’épargne des investisseurs.

Au sein d’une entreprise, on peut dénombrer l’ensemble des activités de base : acheter, produire, vendre, transporter, financer, compter, etc.

Afin d’atteindre les objectifs fixés, d’assurer sa survie et sa croissance, de s’adapter à l’environnement et aux changements qui peuvent l’affecter, l’entreprise doit agencer, disposer et coordonner l’ensemble de ses activités dont elle dispose de la manière   la plus rationnelle possible.

  • comment se fait la répartition des tâches par grande fonction ?
  • quel est le contenu de ces grandes fonctions ?
I.                                       La répartition des tâches par grandes fonctions

 

L’idée d’entreprendre engendre l’idée d’organiser ; dont son premier aspect est l’identification des différentes tâches, des différentes opérations à accomplir. Cette identification des tâches passe par :

  • une analyse minutieuse des différentes étapes nécessaires, à la réalisation de la production,
  • un premier regroupement des tâches élémentaires en tâches plus complexes
  • un rassemblement des tâches complexes en activités en vue de la réalisation d’un but commun, donnant naissance à des

On peut songer à définir la fonction comme un assemblage, de personnes et de moyens de spécialités similaires effectuant des services ou des opérations complexes (tâches) de même nature et qui visent le même objectif dont la réalisation est nécessaire à la vie de l’entreprise.

C’est Fayol qui s’est intéressé le premier vers 1910 à un regroupement des activités essentielles en fonctions.

Il distinguait les six fonctions :

Fonctions essentielle d’après FayolTâches correspondantes
Administratives.prévoir .organiser

.coordonner . Contrôler

Commerciale. acheter. vendre

. échanger

Technique. produire. fabriquer

. transformer

Financière. rechercher les capitaux

. employer les capitaux

Comptable. inventorier

. calculer les prix de revente

. déterminer les prix de vente

. calculer le résultat net comptable

Sécurité. protéger les biens et les actifs

On peut distinguer les fonctions opérationnelles qui contribuent à ajouter de la valeur au produit en le transformant (approvisionnement, production, commercialisation, pour l’essentiel) et les fonctions administratives qui ont pour but d’assurer le contrôle et la coordination (fonction « administrative » au sens large).

II.      Le contenu des principales fonctions :

 

  1. La fonction de direction :

 

La direction est un organe de l’entreprise constitué par un groupe d’individus distinct c’est l’élément dynamique de la firme et celui qui lui garantit la coordination entre les divers services.

Fayol a précisé les tâches incombant à une direction : prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler.

  • Prévoir, c’est à dire prendre en compte l’évolution probable de l’environnement afin de s’y adapter et fixer les objectifs à atteindre en fonction des caractéristiques externes des marchés et des contraintes internes à la
  • Organiser, c’est mettre en place les moyens afin d’atteindre les objectifs. Il faut notamment déterminer la structure interne de la firme c’est à dire ses divers systèmes et les relations entre
  • Commander : c’est à dire donner des ordres ou des directives, établir des règlements de façon à susciter des actions orientées vers la réalisation des
  • Coordonner : consiste à harmoniser les actes des divers employés pour les faire converger vers le même
  • Contrôler de façon à ne pas dévier de l’objectif fixé.
2-   la fonction financière :

 

Son rôle consiste à mettre en œuvre les capitaux c’est à dire :

  • Collecter les fonds en les cherchant, puis en les réunissant après examen des divers moyens de financement
  • Employer les fonds en les affectant aux divers emplois possibles (investissement, stock, crédits accordés, placements) et aux différents services dans le cadre de dotations budgétaires.
  • Gérer les fonds par un ensemble de tâches de décision (par exemple le remplacement d’une source de financement par une autre moins onéreuse) et de tâches d’exécution (rapports avec les prêteurs et emprunteurs, remboursement et rémunération des titres émis…)

En résumé, la fonction financière consiste à fournir à l’entreprise les capitaux dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin, avec le maximum de sécurité et au coût minimum.

3-   La fonction sociale :

 

Elle doit s’intéresser au personnel simultanément :

  • Comme facteur de production (point de vue économique)
  • Comme homme (point de vue morale).

La fonction sociale prend en charge les ressources humaines de l’entreprise.

. elle les recherche et les choisit,

. elle les gère,

. elle les perfectionne et les intègre,

4. La fonction approvisionnement (« commercial-achat »)

Cette fonction a une double mission :

  • réaliser les achats
  • gérer les stocks

La réalisation des achats c’est :

  • la recherche des fournisseurs et le choix des fournisseurs,
  • la détermination des produits à commander (qualité et prix),
  • la passation des commandes et le suivi de leur exécution,
  • la réception des commandes et leur contrôle.

La gestion des stocks comprend :

  • la gestion du magasin proprement dite : organisation, documents à utiliser, méthodes de
  • la gestion économique des stocks, c’est-à-dire la détermination optimale des dates de commandes et des quantités à
5-   La fonction technique :

 

La fonction technique n’existe pas dans toutes les entreprises, elle est chargée :

  • de la préparation du travail c’est à dire à la fois de la préparation technique et de la préparation
  • de l’exécution du travail mettant en œuvre simultanément le personnel, le matériel et les MP ou fournitures ;
  • du contrôle (technique c’est à dire contrôle de la progression de l’exécution en quantité et en qualité.
  • de l’entretien (maintenance) et de la sécurité.
6.  La fonction commerciale (« commercial -vente »)

 

La fonction commerciale a pour tâches :

  • la connaissance du marché. Elle a pour objet de connaître les caractéristiques du marché actuel : nature des clients, pourquoi ils achètent et comment, par quels canaux préférentiels de distribution, les qualités et défauts attribués aux produits. En outre, elle vise à déterminer le marché potentiel c’est à dire celui que l’on peut atteindre par une action commerciale et le marché futur qui résulte des objectifs fixés.
  • Enfin la fonction commerciale est chargée des ventes et du service après vente ainsi que de la publicité et les actions de promotion des

De la nécessité desstructures…                                                                

 

Illustration by H.Mintzberg

 

Mme Raku faisait de la poterie dans son atelier aménagé dans le sous-sol de sa maison. Cette activité était composée d’un certain nombre de tâches distinctes : préparation de l’argile, mise en forme, finition, application de vernis et cuisson au four. La coordination entre ces tâches ne présentait aucun problème : Mme Raku faisait tout elle- même.

Mais l’ambition et le succès des poteries de Mme Raku étaient la cause d’un problème : le volume des commandes dépassait sa capacité de production. Elle fut ainsi conduite à embaucher Melle Bisque qui avait un vif désir d’apprendre la poterie, et il fallut diviser le travail entre elles deux. Comme les boutiques d’artisanat voulaient des poteries faites par Mme Raku, il fut décidé que Melle Bisque préparerait l’argile et le vernis, Mme Raku se réservant le reste. Et ceci demandait une certaine coordination du travail, en fait un problème mineur pour deux personnes travaillant dans un atelier de poterie : il leur suffisait de communiquer entre elles de façon informelle.

Cette façon de faire donna de bons résultats, tellement bons d’ailleurs, que Mme Raku fut rapidement à nouveau submergée de commandes. Il fallait d’autres assistants ; mais cette fois, Mme Raku décida d’embaucher des personnes qui sortaient de l’école de poterie, prévoyant qu’il leur faudrait un jour faire la mise en forme elles-mêmes : Ainsi, alors qu’il avait fallu quelque temps pour former Melle Bisque, les trois nouveaux assistants savaient d’emblée ce qu’il fallait faire, et s’intégrèrent très rapidement; même avec cinq personnes la coordination ne présentait aucun problème.

Cependant, avec l’arrivée de deux assistants, des problèmes de coordination commencèrent à apparaître. Un jour Melle Bisque trébucha sur un seau de vernis et cassa cinq poteries ; un autre jour, Mme Raku S’aperçut en ouvrant le four que les suspensions pour plantes avaient été vernies par erreur de couleur fuchsia. A ce moment, elle comprit que la coordination entre les sept personnes de son petit atelier de poterie ne pouvait plus être uniquement faite de façon informelle. (Dans un groupe de sept personnes, si on prend les membres deux à deux, il y a 21 paires différentes, donc 21 « canaux de communication ».) A cette difficulté s’ajoutait le fait que Mme Raku, qui se faisait appeler présidente de la Société de Céramiques, devait consacrer de plus en plus de son temps aux clients ; de fait, on la voyait moins souvent en blue jeans qu’habillée d’une robe élégante. Elle dut alors nommer Melle Bisque responsable de l’atelier, chargée à plein temps de la supervision et de la coordination des cinq personnes qui fabriquaient la poterie.

L’entreprise continua à croître. Des changements très importants se produisirent après qu’on eût fait intervenir un consultant en organisation. Sur ses conseils, l’atelier fut réorganisé en quatre lignes de produit – pots, cendriers, suspensions et animaux en céramique- chaque opérateur était spécialisé dans l’une d’elles : le premier préparait l’argile, le second faisait la mise en forme, etc. La production se fit ainsi sous la forme de quatre chaînes de fabrication. Chacun travaillait en suivant des normes précises, à un

rythme qui permettait la coordination de l’ensemble. Bien entendu, la société des Céramiques ne vendait plus aux boutiques d’artisanat ; Mme Raku n’acceptait que les grosses commandes et la plupart des ventes se faisait à des chaînes de magasins.

Les ambitions de Mme Raku étaient sans limites, et quand l’occasion se présenta de diversifier son activité, elle la saisit : tuiles de céramique, garnitures de salle de bain, et enfin briques d’argile. L’entreprise fut par la suite organisée en trois divisions : produits de consommation, produits pour la construction, et produits industriels. De son bureau situé au cinquantième étage de la Tour de la Poterie, elle coordonnait les activités des divisions, analysant leurs performances chaque trimestre, et prenant les choses en mains lorsque les taux de profit et de croissance n’atteignaient pas les objectifs prévus. Un jour qu’elle était assise à son bureau, examinant ces budgets, Mme Raku regarda autour d’elle le paysage des gratte-ciel qui l’entourait, et décida de rebaptiser son

« Ceramico ».

Toute activité humaine organisée – de la poterie à l’envoi d’un homme sur la lune – doit répondre à deux exigences fondamentales et contradictoires : la division du travail entre les différentes tâches à accomplir et la coordination de ces tâches pour l’accomplissement du travail. La structure d’une organisation peut être définie simplement comme la somme totale des moyens employés pour diviser le travail entre tâches distinctes et pour ensuite assurer la coordination nécessaire entre ces tâches.

 

Dans l’entreprise Ceramico, la division du travail – préparation, mise en forme, finition, vernissage, cuisson – était largement dictée par le travail à faire et par la technique employée pour le faire. La coordination était, par contre, une affaire plus compliquée et faisait appel à plusieurs moyens. On peut nommer ces moyens les mécanismes de coordination, tout en se souvenant qu’il s’agit autant de communication et de contrôle que de coordination.

Structure et dynamique des organisations Henri Mintzberg

Les éditions d’Organisation

Langues et terminologie économique S1

https://uh2c.net/langues-et-terminologie-economique-s1/

Statistique descriptive

1- Statistique descriptive AU 2021/2022 (Séance 1)

https://uh2c.net/statistique-descriptive-au-2021-2022-seance-1/

Introduction à l’economie

D.Fouad benseghir

1–Les fondements philosophiques de l’analyse marxiste

https://bit.ly/3svk9mH

2–La théorie de la valeur

https://bit.ly/3E8wgb8

3–La baisse tendancielle du taux de profit

https://bit.ly/3peuy49

4–La place centrale de l’individu

https://bit.ly/3sg7Gms

5–Le rôle régulateur du marché

https://bit.ly/3GKhcCu

6–L’intervention de l’Etat dans l’activité économique

https://bit.ly/3yJqn3d

analyse-mathematique

Enseignant TAOUFIK BENKARAACHE

1- analyse-mathematique cours

https://uh2c.net/analyse-mathematique-cours/

Enseignant Mustapha Bassour

1- Fonctions numériques d’une variable réelle

https://uh2c.net/module-analyse-mathematique/

2- fonctions-a-deux-variables

https://uh2c.net/fonctions-a-deux-variables/

3- axes-dexamen-qcm-a-distance

https://uh2c.net/axes-dexamen-qcm-a-distance/

 

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