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Les obstacles à la communication

  Les obstacles à la communication

« Parler est un besoin, écouter est un art »


Communiquer est devenu un exercice de moins en moins facile alors même que nous vivons au sein d’une civilisation dite de « la communication ». De quelle communication s’agit-il ? Les progrès spectaculaires de la technologie permettent de joindre un individu à tout moment où qu’il soit sur le globe via Internet. Mais qu’en résulte-t-il ? La plupart du temps, une transmission d’informations souvent sans réponse ou que l’on ne discute pas.

Toute communication se traduit par l’expression d’un message de la part d’un émetteur en direction d’un récepteur. Ce message, qu’elle qu’en soit la forme, s’exprime à travers des filtres physiologiques, psychologiques et culturels (pour n’en citer que les principaux) qui vont le caractériser. Or, ces filtres, chacun de nous les possède. La compréhension du message résulte de la concordance, ou coïncidence de ces « écrans ». Inversement, l’incompréhension naît de la différence de ces filtres qui font apparaître un déphasage entre le message émis et le message reçu c’est ce qui génère incompréhensions et conflits.

Parmi les obstacles, on cite entre autres :


1- Les obstacles psycho-sociologiques : 


1.1 Le cadre de référence : équivaut à une façon de penser, une structure mentale de l’individu référant à   une culture spécifique. Tout acte de communication ne passe qu’à travers les filtres de l’émetteur et ceux du récepteur, d’où les phénomènes d’incompréhension ou même d’incommunicabilité entre deux individus utilisant des filtres trop différents ou des cadres de références trop étrangers l’un à l’autre.


1.2 L’ethnocentrisme : c’est valoriser systématiquement sa propre culture et son groupe social en les considérant comme supérieures.


1.3 Les personnes sur la défensive : ce sont des réactions ou comportements qui frôlent la déviance lors d’une interaction ; ils se caractérisent par l’agressivité et une tension dans la voix et s’expriment à travers la critique systématique (pouvant aller jusqu’à la causticité, la dérision ou l’ironie (personnes irascibles, biliaires voire même toxiques).


Face à ces attitudes négatives qui vous privent de votre potentiel, il faut tenter d’opposer la clairvoyance et apprendre à vous situer en faisant effort d’objectivité. Dans ce cas, la prise en compte de l’image que votre entourage vous renvoie sera utile. 

Plus important encore, le retour aux priorités de vos objectifs apparaît comme une solution constructive : Si vous aurez besoin de ces personnes dans le futur, il faut chercher la transaction en faisant des concessions, dans le cas contraire, l’évitement sera la meilleure stratégie.


1.4 Stéréotypes et préjugés : Ce sont des catégories cognitives (collectives ou individuelles) réductrices assimilées et apprises pour interpréter d’autres groupes sociaux ; provoquent des attitudes ou des automatismes ne favorisant pas l’échange : « les turcs sont mufles » ; « les Français sont arrogants » … .


2- Les obstacles sémantiques :

2.1 Les distorsions : Quand le contenu du message n’est pas interprété de la même façon par deux personnes.

2.2 La Scotomisation c’est une perception sélective du message voire même une attitude de nonchalance à l’égard de la personne qui tient un discours devant un auditoire.


Certaines stratégies doivent être cultivées pour pallier les obstacles afférents à toute interaction, à tire d’exemple :

La décentration : c’est le fait de relativiser son cadre de référence afin d’accepter d’autres cultures et partant devenir citoyen du monde multiculturel et tolérant, parce que « Découvrir les autres c’est s’ouvrir à une relation et non se heurter à une barrière » comme le dit Claude Lévi-Strauss.

L’empathie : Aptitude cognitive et émotionnelle pour se mettre à la place d’autrui.

La synchronisation : c’est se mettre au diapason de son interlocuteur ; elle consiste à adopter le même mode de communication de l’autre (adopter les mêmes gestes, reprendre les mêmes mots) pour faire comprendre à l’autre que l’on est sur la même longueur d’ondes que lui. Elle est utile pour désamorcer les situations de crise, et faire sentir à l’autre que l’on s’y intéresse à lui et à ce qu’il dit. 

L’écoute active : est une attitude de disponibilité et d’intérêt à l’égard de l’autre pour créer une proximité avec lui et partant mieux communiquer.


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